Lundi 29 juin 2009
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De qui peut-il bien parler vous dites-vous, de lui-même? Oh non, assurément, un faux-cul comme moi ne peut se parer de ces improbables qualités.
Allez, je ne vous fais pas languir, la créature dont je vous parle s'appelle Christian, il est toulousain; il est écrivain...
Eeeeh non, ne vous abusez pas ! Il s'agit de Christian, et non pas de Chris-Tian (et après tout qu'est-ce que j'en sais?) Oui, oui Christian Laborde dont je viens de finir le brulôt
pamphlétaire et magnifique Corrida Basta!
Certains ici savent que je suis végétarien , peut-être moins que je suis très attaché à la cause animale, contre l'élevage industriel, la vivisection et... farouchement opposé à la
corrida, qu'on va nous servir à grand renfort de "traditions"et qui cet été encore va ensanglanter les arènes pour le plus grand plaisir de ces assoiffés de souffrance animale, sous
couvert "d'art", que l'on nomme afficionados ( et ne vous y trompez pas, ce goût terrifiant n'épargne pas les femmes...)
Mais je m'écarte de mon titre... Depuis longtemps Charlotte et Thierry connaissaient Christian Laborde, pour son roman L'Os de Dionysos, grand succès à scandale de 1987, interdit par
le Tribunal de Grande Instance de Tarbes pour "Trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation
physique et morale."
Christian Laborde y raconte ( par le biais d'un "je" nommé Christian Laporte, bouh, t'es pas bien caché...) son expérience de prof dans un lycée privé à Toulouse. Volontiers provocateur,
il y taille des costards (ou tailleurs) aux représentants plutôt bornés de l'institution où le moins que l'on puisse dire il se sent à l'étroit, vivant en même temps un amour charnel et passionné
avec sa compagne à l'époque agrégative de lettres Laure d'Astarac.
Au chapitre 37, sortant de son bain, il se considère avec beaucoup de satisfaction devant son miroir mural, dans le plus simple appareil... Tout comme Al ce matin encore ruisselant
de sa douche et s'auto-scrutant sourire en coin, cherchant sans doute quel détail il allait peaufiner aujourd'hui!
Vous pensez bien que je n'ai pas pour habitude de le laisser à cette contemplation solitaire, surtout si je suis sur le point de m'absenter plusieurs jours......
.... Et moi, de lancer avec une perfidie tout aussi satisfaite ce que je crois être une citation :
"Un étalon doublé d'un athlète...
- C'est pas le texte, Lew...
- T'as décidé de me contrarier?
- Le texte c'est "un génie doublé d'un athlète"
Je me saisis du roman, l'infâme pinailleur a raison! "Un génie!" Ah, tu vas me manquer, bougre de chercheur de c... de mites! "Un génie!" Ca te plairait bien...
Mais préciserai-je que devant ce miroir (du rised), tu n'avais ni tes lentilles, ni tes lunettes?
Et que c'est vous tous, mes amis qui allez me manquer? Allez, Free Hug et Dom Pé virtuel pour tout le monde!
C'est ma tournée...
Par lewlotte
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Publié dans : Je suis lamentable!
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