Dimanche 17 janvier 2010
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16:15
Juste quelques jours, mais demain matin tôt. Londres m'appelle encore pour le
boulot mais je ne file pas "à l'anglaise" 'c'est pas mon genre) sans embrasser tout le monde et donner à Alice mon petit butin de soldes.
Les grolles ont été à l'honneur cette fois-ci, Al et moi avons craqué , lui pour des Azzaro, moi pour des Parkerson, toutes deux longues à bout carrés, on en a déja mais tant pis, le dessin de
celles-ci étant particulièrement aérodynamique...
Du classique pour mon brun, cuir glacé chocolat foncé, le grand gosse ne renie pas comme ça ses valeurs mais comme d'habitude c'est bien moi qui ai emmerdé tout le monde avec mes
valse-hésitations non pas sur le modèle mais sur la couleur. Un temps je me suis dit "C'est pour le boulot, prends donc du noir, t'as plus l'âge de faire le con à Picadilly ..."
Mais moi aussi j'ai du mal à renier (ma part fantasque)...
Le modèle turquoise foncé me faisait furieusement les yeux doux. Me regarde
pas comme ça toi, tu sais combien j'ai le coeur tendre (mais les pieds exigeants) alors n'en profite pas, hein!
J'ai failli... Quant Al m'a regardé en coin son paquet déjà tout prêt depuis trois plombes à la main...
"Alors, c'est donc cette année que tu prends Charlotte pour épouse? " Souvenez-vous, avec le noir, le turquoise est sa couleur préférée. Oh, ce n'était pas un turquoise pétant mais sombre, tirant
sur le pétrole, et qui faisait particulièrement bien ressortir la belle texture du cuir.

Désolé alouette, ce n'est pas encore en 2010 que je vais virer ma cutille. D'ailleurs, au matin du premier Janvier, j'ai eu très peu de temps pour me rendre compte que je me réveillais encore gay
(saligaud) ( Je t'ai dans la pô!)
Alors j'ai reposé les turquoises coquines, mais je ne me suis pas plié au conformisme du noir, faut pas déconner quand même, je suis Lew encore et toujours.
Du Bordeaux, ça t'ira aussi, Charlotte? Et comme ça, je pourrais m'imaginer dans la peau d'Hugo Sauzay en prenant mon eurostar...
Bien tendrement je vous embrasse...
Par lewlotte
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Lundi 16 novembre 2009
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13:28
ma pou-ou-ou-ou-le!!!
Géniale interprétation du Gainsbourg avec au milieu une poupée craquante que je dédierais bien à Jeaneg ; cheveux courts, cheveux courts; elle s'appelle Haydée Politoff et elle a joué au cinéma
de 1969 à 1981, notamment avec Rohmer, Carné et Doillon .
Pourrait-on aller plus loin dans l'audace? J'en rêve...
Je rêve d'une toute jeune au minois coquin et à la voix nasale, qui viendrait avec sa coupe à la garçonne, ses guêtres et une mini-robe en velours façon Carnaby Street, qui vous chanterait ça,
avec une ingénuité audacieuse, si on connaissait sa poule, à elle...
Ses baisers moelleux
Font dresser les cheveux
Ses baisers profonds
Vous font sauter jusqu'au plafond!!!
Par lewlotte
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Samedi 7 novembre 2009
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17:13
Par lewlotte
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Mercredi 14 octobre 2009
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14
/10
/2009
00:00
Cela fait bien longtemps que je n'y avais pas remis les pieds. Trop bling-bling
sans doute, trop factice; il faut vraiment être complètement bourré pour adhérer. Enfin le verbe est ambigu, si les bustes très beaux dénudés et cuivrés par la lumière rouge appellent cette
adhésion, et quelque chose en moi y répondrait bien je me dis tout ça c'est du toc, tout ça c'est du fake, comment ai-je pu m'y laisser prendre quand j'étais ado?
C'est ma collègue Abigaïl qui m'y ramène, après le restau professionnel. J'ai encore le petit costume qu'on a acheté avec Al pour l'occasion et la cravate à pois que je desserre comme un sauvage et
je m'ébourriffe les cheveux. Par-dessus les moulins, la veste! Abi et moi on est déjà moitié bourrés. C'est une pestouille aux allures de poupée angélique, blonde, bouclée, oeil limpide et joues
roses, mais ce soir elle a mis de hautes bottes noires et vernies pour casser un peu cette image de collégienne modèle.
Il y aurait bien quelques regards, dans la cohue pour me faire comprendre que c'est moi qui suis verni, mais fort peu en somme. Ici c'est plutôt le mec qu'on chasse mais le mec formaté vous savez,
le mec en plastique, avec des déhanchés préprogrammés sur podium et un acolyte fait à peu près du même plastique. Ca va quand on est défoncé. Du moins c'est ce que le vieux ronchon pense au début
et qui se dit bien qu'il commence peut-être à atteindre la DLC de ce monde, qu'on ne l'y prendra plus.
Mais vous vous faites toujours prendre, il ya dans ces lieux un vertige contagieux qui finit toujours par vous dicter la pulsation intérieure, jusqu'à ce que vous explosiez, que le corps devienne
caisse de résonance et se démène comme un (beau) di
able, hanches perdues dans un balancement furieux, bras étendus dans l'altitude (pour éviter de
balancer des tartes à vos voisins aussi hystériques que vous), souffle avorté et hoquetant.
Des profondeurs d'entrailles, le vieux Vulcain se réveille, et martèle, et martèle les chairs en fusion.
Dieu que c'était oublié, que c'est bon...
On sourit au cinglé en costume, et on se demande bien ce que cette nana fait là.
Pourtant, sans Abi, je ne serais sans doute pas revenu au paradis...
Par lewlotte
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